LA VALEUR DONNÉE AUX ENFANTS PAR LE PROPHÈTE (SWS) À TRAVERS UNE COMMUNICATION SAINE ET LES JEUX

1913

    Ibn Abbas raconte : « Un jour, alors que le Messager d’Allah (sws) portait son petit-fils Hussein sur son épaule, un homme dit : « Mon enfant ! Quelle belle monture tu montes ! ». Sur ce, le Prophète (sws) répond : « Quel beau cavalier il est plutôt ! » (Tirmidhi, Menakib, 30)

    Les jeux contribuent de manière importante au développement mental et physique des enfants, ainsi qu’à révéler leurs compétences et leurs capacités. Les jeux permettent aux enfants de prendre conscience d’eux même, d’augmenter leur interaction avec les autres enfants et de maintenir toutes sortes de liens sociaux avec les adultes. Dans la civilisation islamique, il est rapporté que le Prophète (sws) participait aux jeux et jouait avec les enfants. À cette époque, les enfants jouaient essentiellement à la poupée, à la balançoire à bascule, avec de l’eau et avec les animaux. (Bukhari, Science 18; Muslim, Nikah, 69; Abu Dawud, Adab, 61; Ibn Majah, Adab, 24). Dans les hadiths, il est dit que le Prophète (sws) plaisantait avec les enfants, jouait avec eux et les rendait ainsi heureux.

    Selon Ibn Abbas : « Un jour, alors que le Messager d’Allah (sws) portait son petit-fils Hussein sur son épaule, un homme dit : « Mon enfant ! Quelle belle monture tu montes ! ». Sur ce, le Prophète (sws) répondit : « Quel beau cavalier il est plutôt ! » (Tirmidhi, Menakib, 30). Ce hadith est un bon exemple qui montre l’amour de notre Prophète pour ses petits-enfants et la communication qu’il a établi à travers le jeu.

    Le Prophète (sws) était très affectueux et miséricordieux envers les enfants. Dans un hadith, alors que le Messager d’Allah (sws) embrassait son petit-fils Hassan, al-Aqra‘ ibn Habis atTamimi s’est assis et a déclaré n’avoir jamais embrassé aucun de ses enfants. Sur ce, notre Prophète bien-aimé a regardé Aqra et a dit : « Il n’y a pas de pitié pour ceux qui ne montrent pas de pitié. » (Bukhari, Adab 18 ; Muslim, Fadail, 65).

    Le Messager d’Allah était compatissant envers les mères, tout comme il l’était envers les enfants. Le Messager d’Allah (sws) a dit : « Parfois, quand je commence une prière, je veux la tenir longue mais quand j’entends un enfant pleurer, je l’écourte en tenant compte de la compassion et de l’affection de sa mère pour son enfant. » (Muslim, Salat, 192).

    La sensibilité du Prophète (sws) envers les enfants est essentiellement liée à sa bonté. Parfois, les blagues que les enfants font entre eux ou avec des adultes peut être mal dosé, provoquant des insultes ou dépassant les limites de la politesse et du respect. Dans l’exemple du Prophète (sws), il est possible de prévenir ces dérives avec une communication centrée sur la compassion. En effet, le Messager d’Allah (sws) a dit : « Ne fait pas partie de ma communauté celui qui ne montre pas de miséricorde envers nos plus jeunes et ne montre pas de respect envers nos aînés. » (Tirmidhi, Birr et Sila, 15).

    L’enfant qui grandit avec des parents ne montrant aucune preuve de tendresse ni de chaleur et agissant très froidement, adoptera très probablement les mêmes attitudes face à ces derniers, lorsqu’ils seront plus âgées. Cette réalité nous est rappelée dans le hadith suivant : « Celui qui est privé de grâce est également privé de bonté ». (Muslim, Birr, 74).

    Sur la base des hadiths évoqués, il est entendu que les individus ne faisant pas preuve de bienveillance ne sont pas bienveillants par essence. Au contraire, la construction d’un lien efficace à travers les jeux avec les enfants dans un cadre défini par l’indulgence peut laisser libre cours à de nombreuses bonnes actions.

 

Emine ERDOĞAN MARSAK