L’IMPORTANCE DES DIFFÉRENCES DANS LE CHOIX D’UN PARTENAIRE ET LA CONTINUATION D’UN MARIAGE

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Nous continuons à chercher la formule pour trouver la bonne personne afin d’avoir un mariage heureux. Avant tout, savons-nous qui nous sommes ? Connaissons-nous notre caractère, nos émotions, notre environnement social, notre structure familiale, notre culture, nos croyances et nos attentes ? Sommes-nous conscients de nos besoins émotionnels, physiques, cognitifs et sociaux ? Comment pouvons-nous nous les définir ? Comment ceux qui nous entourent nous décrivent-ils ? Qu’espérons-nous d’un mariage ?

Comme tout être humain, chaque mariage est unique. On ne peut pas le comparer, définir ou catégoriser avec ses semblables. La personne idéale recherchée est une « bonne personne », alors que la vie nous montre que deux bonnes personnes peuvent faire un mauvais mariage. Nous voyons de bonnes personnes devenir de « mauvais époux », des mariages qui ne fonctionnent pas et finit par être malheureux. Être une bonne personne ou trouver une bonne personne ne suffit pas pour fonder une famille saine, une relation durable et paisible.

Beaucoup de couples, sous l’effet des sentiments chaleureux et du point optimiste porté à l’égard de l’autre au stade de fonder une famille, ne peuvent réellement voir les traits contradictoires présents ou l’ignorent avec l’illusion que « ça changera après le mariage ». Les différences ignorées ou non vues avant le mariage commencent à apparaître et à troubler la paix dès qu’ils se marient. Nous pensons alors à la question suivante « Le choix du partenaire est-il le destin ? ». Le destin c’est la connaissance d’Allah, sachant tout avec sa connaissance infinie. Il n’y a aucune limite à la connaissance d’Allah que tout ce qui n’est pas la destinée. Le mariage se catégorise souvent dans une classe de destin où ses propres choix s’appliquent. Dans le cas du choix d’un conjoint ou d’une conjointe, la décision de notre volonté est approuvée par le Hadith du Prophète (s.w.s) qui nous conseille d’être prudent dans le choix d’un partenaire. Nous devons donc tracer notre voie vers cet heureux mariage.

L’équivalence peut empêcher certaines négativités et la victimisation. Il ne signifie pas la similitude ni l’égalité. En effet, l’équivalence consiste à connaître ses propres caractéristiques, besoins, potentiel et limites, puis à reconnaître les caractéristiques, les besoins, le potentiel et les limites de son partenaire. L’équivalence n’est ni possible ni indispensable, dans tous les domaines. Cependant, le verset (Al-Hujurat, 49/13), qui déclare que “le plus noble est le plus pieux », attire notre attention sur une caractéristique que nous ne pouvons mesurer.

Avant le mariage, les futurs mariés ainsi que les familles sont obligés de rechercher, de consulter et d’essayer de connaître les candidats en question afin de prévoir les fins probables. Heureux ou malheureux, sain ou malsain, tous les mariages qui commencent par l’amour ou par la force, qui durent toute une vie ou se terminent par un divorce, font tous partie de l’épreuve de notre foi. Certains sont testés avec patience et d’autres avec grâce. Tant que nous nous souvenons que nous sommes mis à l’épreuve, la patience devient plus facile, la gratitude augmente et l’effort pour être un(e) bon(ne) époux(se) devient précieux.

‘Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde donc. Mais si vous [les] excusez passez sur [leurs] fautes et [leur] pardonnez, sachez qu’Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. Vos biens et vos enfants ne sont qu’une tentation, alors qu’auprès d’Allah est une énorme récompense.’ (At-Taghabun, 64/14-15)

F. Betül Yılmaz Eminsoy
Psychologue clinicienne.

 

 

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