« SOIT CORRECT COMME IL T’A ÉTÉ ORDONNÉ » DANS LE COMMERCE ÉGALEMENT

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« Le commerçant honnête et digne de confiance, se retrouvera le jour du jugement avec les prophètes, les martyrs et les hommes pieux  »

(Tirmidhi, al-Buyu’, 4.)

Un homme lève ses mains vers le ciel en suppliant « Ô Seigneur, Ô Seigneur ». Cependant, la servitude ne peut se limiter à la prière et à la supplication ; pour qu’elles soient acceptées, gagner et consommer licitement est très important ;c’est possible de le comprendre d’après ce que le prophèteMuhammed nous dis concernant cet homme : « Ce qu’il mangeait était haram, ce qu’il buvait était haram et ce qu’il portait était haram. Il a été nourri haram. Alors, comment la prière d’une telle personne peut-elle être acceptée ? (Muslim, az-Zakât, 65.) Cette citation est très importante, car elle nous montre que la religion a un aspect social. Puisque la religion ne se limite pas à certains sujets, et que la servitude ne se consiste pas seulement de la prière et du jeûne. La religion englobe tous les aspects de la vie et ne contient aucun domaine indépendant du contrôle divin. Par conséquent, alors que certaines personnes recourent à des moyens tels que le vol, l’extorsion et le jeu, se soucier des revenus licite (halal) est également une exigence du devoir de servitude. À ce stade, le commerce apparaît comme un domaine sensible car il reflète la vie religieuse de la personne et la qualité de sa servitude.

Le commerce est une prescription divine qu’Allah Tout-Puissant offre pour un gain halal après avoir dit dans le Coran : « Ô gens, ne mangez pas vos biens injustement entre vous » (An-Nisa, 4/29.). Le commerce est une occupation précieuse pétrie d’efforts et de sueur, contrairement à ceux qui calculent sans effort le virage et à ceux qui considèrent que tout est permis pour s’enrichir davantage.

En plus de ces aspects, le commerce est un moyen de revenu halal qui représente l’occasion d’être ensemble avec les prophètes, les martyrs et les fidèles, c’est-à-dire avec les vrais croyants dans l’au-delà. Cependant, une si grande récompense ne sera pas donnée à tous ceux qui négocient, mais uniquement à ceux qui sont “loyaux” et “confiants”.

Alors, quels sont les principes qu’un commerçant doit observer dans son métier pour être « loyal » et « confiant » ?

  1. Un croyant prendra en compte le message prophétique « Vendre un bien défectueux, sans expliquer son défaut, ne sera pas halal à un musulman » (Muslim, al-Iman, 43.), et saura que vendre un bien défectueux pour gagner plus d’argent sera un péché mêlé dans le commerce halal et que cela nécessitera une punition dans l’au-delà.

  2. Un commerçant musulman est loin d’avoir l’ambition de gagner plus. Pour lui, le commerce n’est pas seulement un passe-temps où lui et sa famille peuvent se nourrir de la nourriture halal, mais aussi un moyen d’obtenir l’approbation d’Allah.

  3. Bien qu’il n’y ait pas de limite de profit dans le commerce puisqu’il existe un modèle d’économie libre dans l’Islam, le profit excessif (!) obtenu par la vente de produits à des prix bien supérieurs que le coût initial peut entraîner l’épuisement du capital. Par conséquent, un commerçant intelligent ne devrait pas se retrouver dans une telle affaire qui entraînera incontestablement de la frustration et la faillite.

  4. Il est impensable qu’un commerçant musulman agisse de manière à porter atteinte aux intérêts de son pays et de ses citoyens. Pour cette raison, le marché noir est interdit dans notre religion car il fait monter les prix de manière excessive. Parce qu’une telle activité causera des dommages au pays et aux individus qui y vivent en faisant en sorte que le produit soumis au marché noir ne se trouve pas en quantité suffisante ou soit acheté plus cher,’ en augmentant ainsi le taux de l’inflation.

  5. Le Prophète sws a dit : « Aucun d’entre vous ne peut avoir la foi tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » (Bukhari, al-Iman, 6.). D’après ce message prophétique, un individu musulman doit savoir faire preuve d’empathie dans tous les domaines de la vie. Un commerçant qui expose cette attitude lors de l’achat et de la vente des biens, fera sans aucun doute des affaires plus équitable car il se mettra à la place de l’autre.

Ce que nous avons appris du hadith:

  1. Un commerçant musulman n’adopte aucunement l’idée « Plus de profits, peu importe la méthode » et poursuit un gain dont il pourra rendre des comptes.

  2. « La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente. » ( Ad-Duha, 93/4.) Un croyant qui adopte ce verset comme principe et ne vend pas son au-delà pour des avantages mondains temporaires aura su gérer un commerce réellement équitable et rentable.

Halil KILIÇ

BEĞEN